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Nounours en fourrure animale : une marque française fait scandale

L’industrie du luxe n’en avait pas assez de tuer pour abreuver le marché de sacs à mains et autres vêtements en peau. Voilà qu’elle élargit désormais le marché en proposant des peluches de luxe en fourrure véritable. La marque française « Histoires de bêtes » (…) propose en effet des ours en peluche confectionnés au prix de la vie de vrais animaux. Une découverte qui passe mal, alors que nous révélions il y a quelques jours la façon monstrueuse dont cette même industrie fait littéralement la peau aux crocodiles.

Des « Histoires de bêtes » qui finissent mal

Vendre la peau de l’ours après l’avoir tué ? Pas de souci pour cette marque de luxe française qui propose divers articles confectionnés en France à partir de « matières premières d’exception ». Spécialisée dans la confection de peluches haut de gamme, « Histoires de bêtes » propose des peluches pour enfants réalisées directement à partir de l’épiderme d’animaux. Pour 1800 euros, faute d’acquérir bonne conscience, vous pourrez donc offrir au petit dernier de la famille un ours ou un lapin rembourré dont vous devrez la douceur à la mort de plusieurs animaux bien réels.

Car si cette marque propose des peluches avec un « supplément d’âme et de douceur » (ça ne s’invente pas), c’est bien qu’elle utilise pour leur confection de véritables animaux à qui elle ôte vie et fourrure de manière industrielle. Lapins, visons et ragondins encagés sont utilisés pour réaliser ces peluches hors de prix dont l’indécence transparaît jusque dans les moindres détails (le nez des dites-peluches étant réalisé à partir de cuir de crocodile, sic). On peut légitimement se demander quelle tête fera votre enfant quand vous lui expliquerez les conditions qui ont permis la confection de son doudou préféré…

La marque a depuis tenté d’apaiser la polémique sur son site de façon peu convaincante, avançant l’argument selon lequel les élevages français bénéficieraient de conditions meilleures que les élevages étrangers… On peine à croire qu’une entreprise qui a fait de la mort son fond de commerce diffère grandement des autres, quand bien même elle se fournirait localement. Les images qui existent en la matière font froid dans le dos tellement la souffrance y est banalisée au prétexte de l’excuse éternelle de l’élevage.

Image : Histoiresdebetes.com
Image : Histoiresdebetes.com

Un exemple de plus d’une industrie déshumanisée

Si au lendemain des fêtes de fin d’année la médiatisation de la marque vient faire grincer des dents de par l’accablante ironie de son offre, il nous faut rappeler qu’elle n’est pas la seule à faire son beurre sur un commerce inhumain et cruel. De grands noms du luxe, comme LVMH — mais ça n’est pas là le seul — entretiennent aujourd’hui encore un marché assis sur les millions de cadavres d’animaux tués pour leur fourrure ou leur peau.

Récemment, une enquête réalisée par PETA sur les fermes de crocodiles présentes au Vietnam, auprès desquelles la marque de Bernard Arnault s’est longtemps ­— et continuerait peut-être encore — de s’approvisionner, révèle les conditions atroces dans lesquelles les reptiles sont élevés et tués. Une mort qui n’a d’autre but que de pouvoir proposer à la vente des biens coûteux car perçus comme rares, ou comment les égos et la vénalité justifient encore le massacre de milliers d’animaux. Face à la polémique, les marques prétendent changer de fournisseur, estimant sans l’exprimer qu’il est possible d’élever et tuer de manière industrielle sans souffrance, dans la joie et la bonne humeur.

Depuis des années, des associations de défense de la vie animale continuent de se battre contre ce fléau dont l’origine n’est qu’humaine : l’offre existe car des acheteurs sont en demande et que les lois l’autorisent. Un travail de longue haleine, lorsque l’on sait que chaque année, ce sont toujours plusieurs millions d’animaux qui sont élevés dans le seul but de nourrir ce commerce (plus de 50 millions d’animaux par an, si l’on en croit les associations). Peut-on vraiment prétendre vivre dans un monde en paix si nos modes de production sont d’une violence inouïe envers des êtres de chair et de sang ?

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